journalistes MoJos

Les MoJos sont des journalistes multimédias dédiés au web, qui travaillent aussi bien l’écrit, que l’image ou le son. J’en ai parlé abondamment ici et là aussi.

cette forme de journalisme ne va pas tarder à s’installer en France.
L’évolution paraît inéluctable quand on connaît les possibilités multimédias du web et le développement actuel de ce média.
Et tout comme aux Etats-Unis ou au Canada, elle suscitera les mêmes réserves mais aussi les mêmes envies.
« Sous-journalisme » diront les uns, tandis que d’autres s’enthousiasmeront pour cette façon nouvelle de rendre compte d’événements, de raconter une histoire.

Reuters consacre même un site à ses journalistes mobiles (Reuters MoJos) où elle présente notamment la boîte à outils du parfait MoJo.

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La téléphonie mobile écolo

Le patron de Nokia, Olli-Pekka Kallasuvo, a présenté ce matin à Barcelone, un nouveau téléphone mobile « Remade » fait entièrement de matériaux recyclés (boites de conserves et de boisson, bouteilles en plastique, résidus de pneus).
Même les composants intérieurs sont faits avec des matériaux « eco-friendly ». C’est pour l’instant un concept et Nokia n’a pas dit si elle comptait le commercialiser. Une petite vidéo est disponible ici.

Au Congrès mondial des mobiles, les opérateurs, les équipementiers et les fabricants ont rivalisé pour se présenter le plus écologique possible. C’est devenu un des soucis de cette industrie, a estimé son président John Hoffman, en ouvrant la conférence.

Même les Chinois du géant China Mobile disent vouloir atteindre en 2010 une baisse de 40% de leurs émissions de carbone par rapport à 2005. Grâce à ses efforts, son président, Wang Jianzhou, a assuré avoir sauvé plus de 700 hectares de forêt l’an dernier, et recueilli plus de 3 millions de téléphones usagés et de batteries en 2007. Il utilise aussi de plus en plus d’énergie solaire et éolienne pour alimenter ses stations et antennes éparpillées sur son immense territoire.

Cross média et rédactions intégrées

Le discours du World’s editors forum (WEF) est en train d’évoluer sur la question des rédactions intégrées, entièrement tournées cross-média.
J’évoquais déjà,il y a quelques mois, cette idéologie battue en brèche en citant Alexis Delcambre et l’exemple du Monde.fr.
Cette fois, dans un long papier publié sur son blog le WEF lui-même prend acte du fait que des rédactions hybrides (ou bicéphales web et print) peuvent se mettre en place – c’est le cas au Figaro – dans une perspective cross-média.
Le WEF appelle cette formule :
rédactions non-intégrées mais qui coopèrent.

C’est toujours ça.
Le titre à lui seul résume le changement de discours : « Une rédaction qui n’est pas intégrée, ne signifie pas l’absence d’intégration ».
Une manière de prendre acte qu’il y a d’autres voies vers le cross-média.
Une sorte d’euphémisme aussi pour dire que les journalistes du print ne veulent pas se mélanger à ceux du multimédia.
L’article est passionnant, je vous le recommande. Il montre, à travers l’exemple du Figaro, comment un groupe de presse français peut aboutir au cross-média sans froisser les journalistes.
En clair, si tu ne peux franchir l’obstacle, contourne-le (proverbe chinois). Aux néophytes, un petit résumé.
Le cross média, c’est l’information multi supports : mobiles, web et papier. Et ces supports sont aussi des canaux de communication actifs de l’un à l’autre.
Exemple simple, que j’utilise régulièrement en formation : vous lisez dans votre journal papier préféré, le compte-rendu du match de foot de la veille. Au pied de l’article il y a un mobile tag, vous le scannez avec votre téléphone mobile et vous téléchargez le but du match ou l’interview des joueurs.
Le cross média, c’est aussi l’info en flux continu. Un événement survient dans la journée et immédiatement une alerte est envoyée sur les mobiles, tandis qu’une brève est rédigé pour le web (actualisée tout au long de la journée, voire enrichie en multimédia), avant de lire l’article le lendemain dans le journal.
Incontestablement c’est l’avenir.

La rédaction intégrée, c’est la nouvelle organisation censée répondre à l’exigence du cross média (24/24 et 7/7).
Elle suppose de casser l’organisation actuelle des newsroom (héritée du XIXe siècle, il est vrai), pour créer une rédaction entièrement tournée vers un pôle unique, un desk central multimédia.
Les journalistes, quant à eux, n’écrivent plus « pour le journal ». Ils sont « producteurs d’infos » multisupports.
Ca change pas mal la donne, l’info n’est plus périodique mais continue.

Problème : les éditeurs de presse prennent conscience d’un vieux principe, celui de réalité.

  • Réalité culturelle d’abord : les journalistes du print n’ont pas encore intégré les raisons qui poussent les groupes de presse au cross-média. Et notamment ils sont peu ou mal informés, enfin c’est mon analyse, quant aux nouveaux usages (internet et mobiles). C’est pourtant là que se déplace aujourd’hui l’audience.

  • Réalité sociale ensuite : la perspective cross-média (l’info tous supports), est encore vécue comme une future surcharge de travail. D’autre part, les syndicats ne lâcheront pas aussi facilement la question des droits d’auteur.

Commercialisation des données privées

 Les soucis liés à la protection de la confidentialité et à la commercialisation des données privées, ne font que commencer.

Cette fois, c’est du côté des mobiles, qu’il faudra regarder, et peut être même surveiller nos opérateurs favoris!

A Barcelone, cette semaine, les opérateurs ont montré le bout du nez: et si nous profitions, nous aussi, des informations que nous avons sur vous?

Elles ne sont pas minces! Ils savent beaucoup de choses: qui vous êtes, où vous habitez, où vous êtes quand vous téléphonez, à qui vous parlez, et quand, ce que vous cherchez sur le web, etc… Ce n’est pas mince quand on sait ce qu’un Google peut faire avec de la pub bien « contextualisée »!

Arun Sarin, le patron de Vodafone, n’y est pas allé par quatre chemins: « Nous connaissons très bien nos clients, nous savons où ils sont, et nous savons ce qu’ils aiment. Nous pourrions très bien cibler des publicités. Cela pourrait devenir une source de revenus importante».  Le tout bien sûr « sans perturber la confidentialité des informations de nos clients ».   

Yahoo!, qui gagne sa vie avec la pub, a enfoncé le clou en montrant pour la première fois son nouveau service « Yahoo! Connect », qui permet d’agréger et de synchroniser sur une page du mobile, tous ses réseaux et tous ses contacts en direct. Du mail à l’IM, de LinkedIn à Facebook, en passant par Myspace, AOL, Twitter ou Flickr.

Petite précision: ce service permettra aussi de localiser vos contacts, au mètre près, avec des fonctionnalités d’alerte! Wow!  Yahoo! prend les devants: les utilisateurs pourront choisir de ne pas faire marcher cette fonction.

A suivre quand même!

Doit-on suivre l’exemple de quelques geeks ?

Les mois à venir vont voir une nouvelle tendance intranet en France : la communication et le collaboratif de l’instant. Pourquoi? Parce que notre société est aujourd’hui en partie sur ce modèle. Les merveilleux outils que nous avons en notre possession nous permettent de savoir en direct la route où il y a des bouchons, le café où il y a du monde, la borne velib où il y a de la place, …

Rien n’est prévu car les outils nous permettent l’immédiat. C’est extraordinaire mais en même temps, comme nombre de livres l’indiquent dernièrement, le virage vers une société qui veut exploser. Un champion de formule 1 connu avait pris cette habitude d’aller vite à tous les endroits du circuit. Il était excellent mais a fait le nombre de sorties de circuit le plus important et a perdu régulièrement.

La vie d’un homme comme celle d’une organisation se veut une découverte et une leçon quotidienne. Peu à peu, il découvre, apprend, hésites, fait des erreurs et recommence. L’expression le dit : faire et défaire, c’est toujours travailler.

L’apprenti va avoir besoin d’un temps de compréhension, d’un temps d’expérimentation et de très nombreuses répétitions. A chaque compagnon qu’il va rencontrer il va en apprendre plus. Le paysan ne peut apprendre et travailler qu’à la vitesse des saisons. Un père et une mère découvrent l’enfant qui pousse avec les années.

Mais les nouvelles technologies et la vie qui va avec semblent nous dire : allons toujours plus vite. Plus exactement, c’est l’économie de l’innovation et surtout du premier sur le marché qui impose cette course. On recherche le produit, le prix, la promo, … Qui parle réellement de qualité, de suivi client, de service après vente, … ?

C’est normal aujourd’hui de voir des milliers de voiture que nous devons amener changer une pièce par erreur sur la chaîne de fabrication. C’est normal qu’un grand éditeur vous vende un programme qui n’est pas fini et qu’il met à jour. C’est normal que le prix ne corresponde pas à un service mais au marché. Raisonnement des compagnies d’aviation qui ne connaissent pas l’humain mais pensent client. Plus exactement, des calculs pointus réfléchissent depuis des années à la place de la réelle relation client.

Le monde va plus vite, intègre en occident des technologies comme nous n’avons jamais connu. L’époque est extraordinaire mais nous amène-t’elle le bonheur ?

Au niveau de l’intranet, ne pas prendre le temps de connaître sa réalité sociale, industrielle et économique est un meurtre prémédité. La course en avant vers … en oubliant de regarder la réalité est le risque le plus grave.

Pourquoi mettre Twitter ou le micro bloging dans une usine ? Pourquoi mettre un réseau social dans une PME de Province où on travaille ensemble, on va au course au même endroit et les enfants vont à la même école ? Pas besoin de virtuel pour se connaître dans ce cas là, ni pour échanger.

La période doit être le profit croisé de la maturité d’utilisation des nouvelles technologies et des leçons de l’histoire, du savoir et des valeurs. Nous pouvons aller plus vite mais pourquoi. Nous pouvons faire mieux mais comment. Nous pouvons faire autrement de façon plus adapté à notre temps, alors allons sur cette route !

L’intranet est l’environnement de tous que l’on soit ouvrier, directeur, agent administratif ou … Nous avons les outils pour travailler mieux. Il faut simplement que nous soyons attentifs à respecter la machine « homme ». Elle est parfois, sans s’en rendre compte, en train d’aller trop loin par rapport à ce qu’elle peut faire aujourd’hui. Donnons à chacun la capacité d’être meilleur mais sans oublier les bases.

Qu’en pensez-vous de cette confrontation avec le temps ?

l’ecole de la nuit deborah harkness

Diana et Matthew sont partis dans le passé, en 1590, afin de mettre la main sur le fameux manuscrit alchimique, l’Ashmole 782. Nos deux amants comptent également y trouver un professeur à Diana, pour lui permettre de mieux appréhender sa magie sans craindre les agissements de la Congrégation, assemblée de créatures chargée de faire régner l’ordre…