Lecture d’été : Malhorne, Tome 1, de Jérôme Camut

Ce polar se lit d’une traite.

L’auteur n’a pas 30 ans, c’est son 1er livre mais ce qu’on peut dire c’est qu’elle est déjà diablement efficace !

Nous rencontrons l’héroïne, Emma, à son réveil. Elle a subi une très violente agression et est amnésique. Petit à petit, le lecteur participe à son retour à la vie ainsi qu’à la réapparition progressive de ses souvenirs. Cette « implication » du lecteur donne une grande force à l’intrigue.

Les images sont violentes, glauques, certaines scènes sont très dures.

J’avoue que par moments je me sus sentie très oppressée. D’autant que le sujet abordé avait une résonance particulière en moi qui suis enceinte.

En un mot, un très bon polar, qui se dévore et dont la fin est suffisamment originale pour qu’on puisse dire qu’on a passé un très bon moment !

 

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Un dernier verre avant la guerre de D LEHANE

Tout comme dans Mystic River, ce qui tient ici en haleine, ce n’est pas l’ »affaire » elle-même, somme toute classique quand on regarde de temps à autre New York Unité Spéciale, ou Cold Case. Nous, ce qui nous retient ce sont ses personnages, ces écorchés vifs. Kenzie qui a vu des couleurs vraiment pas drôles et ne s’en remet pas et Angie, la femme que nous sommes toutes un peu à l’intérieur. Bubba enfin, le gros nounours mercenaire ! Chacun des personnages porte une blessure, certaines ne seront qu’évoquées, d’autres explorées et exposées, nous heurtant de plein fouet. On peut supposer que les personnages, faisant l’objet d’une série dont cet opus est le premier, seront par la suite davantage fouillés, nous devenant familiers. Boston aussi, la ville, apparaît encore une fois comme un personnage à part entière. Là où LEHANE traitait la rupture sociale dans Mystic River, il traite de la rupture raciale et du mépris des politiques pour la cause populaire. Il explore avec une grande finesse les rapports entre blancs et noirs, entre parvenus et galériens : on en vient à interroger son propre rapport à l’autre, à celui qui ne nous ressemble pas.

Finalement, encore une fois, chacun s’y retrouve : un peu d’amour (attention, ce n’est pas du D STEEL, hein !), un peu de politique, de la noirceur et surtout de l’humain, intensément. Ce roman est le premier de D LEHANE, salué par l’attribution du Shamus Award. Et l’on peut d’autant plus la saluer que les suivants ont tenu les promesses de l’auteur !

Les avis convergent sur ce roman, tant sur le style diablement efficace que sur le contenu, densifié par les personnages de LEHANE, avec de légers bémols

Complexités de la ville augmentée

La ville augmentée existe, étage supérieur de la ville connectée et de la cité numérique , on peut déjà l’observer à divers endroits de la planète :

  • A Londres, où fonctionne un réseau estimé à  400 000 caméras de video-surveillance (chaque londonien en croise 300 par jour), où des portiques de péage urbain contrôlent les plaques d’immatriculation des véhicules pénétrant dans la City, en application de la « congestion charge ».

  • A Tokyo où 10 000 puces Rfid ont été disséminées dans le mobilier urbain d’un quartier commercial, délivrant informations et services localisés aux heureux possesseurs de l’« ubiquitous communicator ».

  • A New Songdo, ville laboratoire en cours de construction, livrable en 2014, et show-room sud-coréen de l’ubiquitous computing, avec à terme 250 000 béta-testeurs plus ou moins volontaires.

  • A Paris, qui couvre de wi-fi 400 de ses parcs et jardins, teste le bluetooth et transforme en quartier numérique le 2e arrondissement pour en faire une plate-forme d’expérimentations des nouveaux services urbains numériques.

  • Dans les centaines de municipalités américaines qui déploient des réseaux wi-fi sur leur territoire, persuadées d’investir dans une infrastructure numérique d’un nouveau type, indispensable à leur développement.

  • A Hong Kong, une ville dense, très dense (6 000 habitantsau  km2, 30 fois moins à Paris), dans laquelle s’est développée une intelligence aigue de toutes les mobilités. Au cœur de ce dispositif, 13 millions de cartes Octopus en circulation, une carte de paiement sans contact équipée d’une puce Rfid et massivement adoptée par les 6 millions d’habitants de Hong Kong. Valable sur les principaux réseaux de transports, trains, bus, métros, taxis, ferries, et chez de nombreux commerçants (50% des règlements effectués se font chez eux), la carte Octopus fluidifie et simplifie déplacements, transactions et services.

Dans la ville augmentée, la machinerie numérique est bien là, qui procède de l’omniprésence des réseaux, avec et sans fil, et des puces (Rfid, capteurs, caméras, géo-localisation…) insérées dans les espaces, les objets et les corps, et de la combinatoire presque infinie que représente l’entrée en communication de tous ces objets les uns avec les autres. Une machinerie qui fabrique de nouvelles complexités : celles des flux, des services, des espaces-temps, des mobilités, des gouvernances.

Lecture de Beach Music de Pat CONROY

Chacun d’entre nous se détermine tout au long de sa vie, par le lieu où il naît, par les parents qui sont les siens, par les amis qu’il se choisit, mais aussi par le destin qui lui incombe. Le destin n’est pas un chemin tout tracé, il est plutôt une série d’incidents de coïncidences avec lesquelles il faut composer, le destin, c’est l’Histoire mais à échelle individuelle. Jack a été intimement déterminé, façonné par la ville dans laquelle il a grandi, au cœur de la nature, au bord de l’Océan Atlantique. Par ceux qui l’ont entouré : ses parents, envahissants et souvent embarrassants, ses frères, quatre grands gaillards américains, difficiles à dissimuler au monde, et surtout par ses amis, ceux qu’il a toujours connus, depuis les premières années d’école, dans le chêne grimpant près de la fenêtre de sa chambre, et celui qui croisera sa route adolescent pour changer sa vie pour toujours. Ce roman fleuve raconte comment Jack parvient à se réconcilier avec son passé riche, mais lourd !

La prose de P CONROY ne fait pas de détours, elle s’emballe plutôt, et pendant plus de huit cent pages, emporte le lecteur avec elle. On en arrive à se demander comment suivre ce dédale de personnages et de vies croisées mais on n’a pas à se poser la question, l’auteur y a réfléchi bien avant nous et s’assure que le fil ne se rompe jamais.

La question des origines, celle de la construction et des relations que nous entretenons avec les nôtres sont autant de thèmes traitées avec justesse, sans longueur et avec un certain franc parler. Toutes les passions sont exacerbées dans la vie de Jack et des siens, on n’aime ni ne hait à moitié.

J’ai adoré ce roman, même si j’ai mis longtemps à le lire, je ne m’y suis jamais ennuyée, à suivre les péripéties de Jack et ses amis et écouter les anciens de Waterford raconter leur jeunesse dans ce pays tout neuf de l’Amérique d’après guerre. Certains thèmes ont peut-être un peu vieilli, remplacés par d’autres démons, mais on passe un moment agréable, passant du rire aux larmes en tenant la petite Léah par la main !

Un roman qui commence avec le goût de la Dolce Vita et finit par flamboyer de la flore et de faune de Caroline du Sud, avec beaucoup d’amour en bonus

 

 

La ville 2.0 comme plate-forme d’innovations ouverte

L’irruption dans le jeu urbain des acteurs du Web 2.0 est déjà une réalité. L’exemple le plus spectaculaire réside sans aucun doute dans la prolifération de données cartographiques et photographiques urbaines, fournies gratuitement par les Google, Yahoo et autre Microsoft, et désormais omniprésentes sous la forme de mashups ou API ou de widgets , sur nos écrans d’ordinateurs et de téléphones mobiles. Quant à l’usager-citadin, nouvel acteur incontournable du Web 2.0, il commente, interpelle, évalue, annote, raconte, photographie et filme la ville sous tous ses angles, partageant et diffusant cette production personnelle ou collective via ses plates-formes de blogs et réseaux sociaux préférés.

Cette double pression, par le haut et par le bas, qui s’exerce sur eux incite, voire oblige les acteurs « classiques » de la Ville, publics et privés, à réexaminer en profondeur le fonctionnement de la fabrique des services urbains. L’hypothèse de ce défi est que l’application à la Ville des modèles d’innovation qui font le succès du Web 2.0 et de l’open source doit permettre aux transporteurs, collectivités territoriales, commerçants, aménageurs et prestataires de services urbains de réinventer leurs métiers, de sceller de nouvelles alliances et d’enrichir leur offre, pour le bénéfice de tous les citadins.

Deux perspectives nous intéressent plus particulièrement dans ce défi :

  • Celle de la ville comme une plate-forme ouverte à toutes les innovations et tous les acteurs, favorisant le partage et la circulation des données, la mutualisation des ressources, et la création de services innovants répondant aux nouvelles attentes des citadins.

  • Et celle d’une plus large implication des citadins dans la conception et le fonctionnement des services urbains, et la co-construction de leur Ville.

Lecture : Une prière pour Owen de John IRVING

Ce roman est souvent considéré comme la pièce maîtresse de l’œuvre du romancier américain, J IRVING. Il écrit encore aujourd’hui et a déjà publié plus d’une dizaine de romans. Si on y retrouve bien ces thèmes récurrents de la relations de l’homme à la nature, la sexualité, à l’absence du père, on peut se demander ce qui fait la particularité de ce livre-ci, et surtout si les années n’ont pas entaché ces qualités.

La première qualité de ce roman est le style fluide de J IRVING, grâce auquel on entre très vite dans l’histoire et qui amène à quelques situations particulièrement cocasses, j’ai ri aux éclats à plusieurs reprises ! Les personnages dans cette écriture très accessible sont bien sûr comme d’autres personnages d’IRVING, parfaitement crédibles, mais aussi atypiques et amusants. Je n’ai pas longtemps résisté à cette Hester féministe et rebelle… Et pour ne rien gâcher, le style souple n’empêche pas une excellente et même étonnante construction.

Mais ce qui m’a particulièrement séduite, ce sont les opinions tranchées et vives des deux personnages principaux sur les Etats-Unis et leur politique étrangère des années 60 à 70. Aucune langue de bois, notre narrateur démonte un à un les scandales politiques de ces jeunes années. Et ces critiques n’ont – malheureusement – pas beaucoup vieilli. Certaines critiques sont étonnamment modernes : le force souterraine des lobbies, le manque d’engagement des hommes politiques américains sont d’une actualité criante !

Finalement, le seul léger bémol de ce roman, ce sont les nombreuses allusions à la religion. Les débats sur la foi épiscopalienne comparée à la foi chrétienne m’ont assez peu intéressée car tout cela me semblait fort creux.

 

 

MSI Wind U115 pour 549,99€

Le prix du MSI Wind U115 vient d’être dévoilé, 549,99€ pour cette petite bête d’autonomie. Ce portable est l’un des seuls à avoir une autonomie de plus de 13 heures sur batterie. Sa sortie en France a été annoncée en mai. Revoyons d’abord les caractéristiques de cet ordinateur portable :

Processeur : Atom Silverthorne Z530 cadencé à 1.6 GHz

Mémoire : 1024Mb ou 2048Mb de RAM 533 MHz

Stockage : HDD S-ATA 80Go accompagné d’un SSD de 8Go ou un HDD S-ATA 120Go accompagné d’un SSD de 12Go ou encore un HDD de 160Go accompagné d’un SSD de 32Go

Ecran : 10 pouces (26 cm) WSVGA LED, résolution 1024X600

Webcam : 1.3 mégapixels ou 2.0 mégapixels

Connecteurs : EDR, VGA, Jack (micro & son), Ethernet et 3 ports USB 2.0

Lecteur de cartes mémoire 4 en 1 (SD, MMC, MS, XD)

Connecteurs Wi-Fi b/g ou b/g/n (compatibilité avec les réseaux Wi-Fi)

Bluetooth 2.0 et batterie à 6 cellules (4900 mAh)

Voilà, ce portable devrait séduire les plus travailleurs d’entre-vous.

La batterie 6 cellules