Technologies Internet : les interfaces

Parfois, aux soirs de lassitude, on aimerait pouvoir éplucher son écran, ôter la pellicule supportant les pictos, les fenêtres clignotantes pour ne garder, sur la peau de l’écran, qu’un visage lisse, deux paupières, un nez une bouche : celle de l’éveillé par exemple… Un bouddha qui saurait vous évoquer toutes les réponses à l’intérieur même de votre crâne. L’interface parfaite, sans bouton.

Car depuis l’origine, l’informatique devait permettre l’augmentation de l’intelligence humaine déjà très rapide. Le seul frein : la vitesse de transmission et de traitement des données hors les machine : une information digitale (des zéros et des uns) et la traduction de cette information en signal captable par nos sens : la vue, l’ouïe et le toucher, moins exploités (l’Apple Wach possède sur son bracelet des picots qui titillent les poignets pour signaler par exemple l’heure ou la survenue d’un sms).
Initialement, Engelbart, l’inventeur de la souris, avait pu imaginer de commander son ordinateur à l’aide d’un genou.


Très vite, c’est la capacité d’attention du cerveau humain qui est le maillon le plus faible de la chaîne de transmission de l’information. D’ailleurs, dès les années 90 sur le campus de Xeros Park, la question est posée de mieux s’adapter à l’attention humaine – la plupart du temps inconstante. Pour la première fois, le concept de technologie calme (calm technology) est posée. Le principe, détaillé Ici sur le DSF (Digital Society Forum) est de « solliciter l’attention d’un utilisateur au bon moment quand le système le requiert, ou, à l’inverse, lui donner des informations de manière périphérique sans perturber son activité principale. » Il s’agit de rendre l’outil informatique non seulement « invisible », mais omniprésent. A l’époque, les chercheurs dessinaient les premières lignes d’un système informatique ubiquitaire composé de millions de petits ordinateurs connectés entre eux dans notre environnement familier.

Cette domotique allait devenir une “informatique ambiante” qui aurait géré tout dans notre environnement, devancé nos gestes, accompagné nos gestes et communiqué avec nous sans même que nous nous en apercevions. Nous en avons vraiment rêvé. Des maison pilotables à distances, des robots ménagers programmables, des montres qui comptent nos pas et nos battements de coeurs. Et nous l’avons vraiment fait… Enfin presque. Nous n’exploitations pas toutes les subtilités de nos systèmes : trop prise de tête.

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l’art de la conversation sur Twitter

Si, comme moi, vous ne captez pas toujours toutes les subtilités du langage de twitter, dites vous que ce n’est pas si grave. Ou en tous les cas que ce n’est pas la peine de vous remettre tout de suite en question. L’opacité des auteurs de Tweet est parfois involontaire, la portée de leur message d’autant réduite. Des chercheurs du Georgia Institute of Technology ont montré qu’un tweet qui comportait des abréviations et un langage informel aurait une portée plus limitée qu’un tweet pourvu d’hashtags aux mots plutôt formels, c’est une étude relayée par le site de l’Atelier.

Faire court ne signifie pas toujours couper intempestivement les phrases et les mots. La règle, bien connue dans la presse selon laquelle tout bon lecteur est un lecteur pressé, capricieux, impatient et qui exige de ce fait une information directement accessible à son esprit régit aussi le monde des tweet aux 140 caractères. Il faut faire court, mais clair. L’étude du Georgia Institute of Technology citée par l’Atelier montre « qu’en fonction de l’audience à atteindre, contacts proches ou public large, le tweet peut arborer un ton peu conventionnel, être pourvu d’abréviations type langage SMS, ou au contraire se montrer tout à fait formel. »

L’élément géographique jouerait un rôle important, précise encore l’article. les chercheurs* ont remarqué que lorsqu’un internaute s’adressait à un(e) résident(e) de la même ville, abréviations et mots familiers de la région étaient de rigueur. Par exemple, alors que le smiley est utilisé partout, l’alternative est beaucoup plus populaire à Los Angeles. De la même manière, on trouvera dans la région de Houston une concentration du mot « mayne », pronociation locale du mot « man ». Plus la visée est grande, plus le langage est soigné, voire académique. A l’inverse, annoncent les chercheurs « Notre étude montre que plus le langage est, différencié, plus le tweet est enclin à être destiné à une audience locale et donc aura moins de chance d’être diffusé largement ».

L’information qui a inspiré à un internaute anonyme ce commentaire désabusé : « 3 ans et des millions de twits pour enfoncer une porte ouverte, ça doit être la force d’Internet avec un grand « I », si je dis Net tout le monde ne va peut-être pas comprendre :-(…. »

Ou l’on (re)découvre aussi, la théorie du langage un grand tweet : le langage est un code compréhensible de tous, dont le but ultime n’est pas forcément de briller, de se faire mousser mais de transmettre une idée, une information à autrui.  » Nous nous exprimons nécessairement par des mots, et nous pensons le plus souvent dans l’espace. En d’autres termes, le langage exige que nous établissions entre nos idées les mêmes distinctions nettes et précises, la même discontinuité qu’entre les objets matériels » nous dit le philosophe Henri Bergson.

A ceci près que Twitter ne signifie pas exactement parler, s’exprimer, mais gazouiller, comme un oiseau. Et qui sait encore que ce que l’on a longtemps nommé « la langue des oiseaux » depuis le Moyen Age ? Et l’on ne parle pas alors de l’alouette qui grisolle, tire-lire, turlutte, que la bécasse qui croûle, que la buse qui piaule, que le butor qui butit, la caille qui carcaille, courcaille, margotte, le canard qui cancane, canquette, nasille, la chouette qui chuinte, hioque, hole, hue,(h)ulule, la cigogne qui craquette, glottore, la colombe qui roucoule, le coq qui chante, coqueline, coquerique… tout le reste est ici.

La Langue des Oiseaux est une bizarrerie, un langage codé, une langue secrète qui donne aux mots et aux phrases une autre signification que celle qu’ils portent habituellement « via un ensemble de procédés qui permettent d’entendre différemment les sons, les mots et les expressions afin d’en faire émerger le sens secret. » nous dit ce passionné qui précise encore que « c’est autant une tournure d’esprit qu’une disposition à capter la puissance symbolique du langage. Elle permet de donner du sens aux  » maux  » que nous exprimons en écoutant les  » mots  » que nous utilisons. »

La langue des oiseaux consisterait donc en premier à s’exprimer, soi. Avec sans doute l’espoir de toucher la sensibilité d’autrui. Et plus, si affinité. Si affinité se faire comprendre en plus, mais c’est une option.

Au-delà du nombre de Dunbar

L’humanité adore ériger des frontières. Mais elle aime par dessus tout s’y mesurer. 300 000 kilomètres seconde, la vitesse de la lumière ; 2,45 mètres, le record de saut en hauteur du Cubain Javier Sotomayor ; 2° la limite d’augmentation du réchauffement climatique visée par la Cop 21 ; 19,99 euros, un prix qui n’est pas encore cher ; et 148, le nombre d’amis de l’Internet que l’on ne peut pas dépasser ou plus précisément, « une mesure de la « limite cognitive du nombre de personnes avec lesquelles un individu peut avoir des relations stables. » C’est l’anthropologue britannique et un biologiste de l’évolution, spécialisé dans le comportement des primates, Robin Dunbar qui en a posé le principe.

Sébastien Bohler, rédacteur à Cerveau & Psycho, raconte : « Au milieu des années 1990, Robin Dunbar s’intéresse au cerveau de diverses espèces de singes : alouates, macaques, ouistitis, sans oublier les grands singes ou chimpanzés, orangs-outans ou gorilles… Il mesure le volume de leur cortex cérébral (généralement associé aux fonctions cognitives) et le rapporte au volume total du cerveau. Il constate alors que le nombre obtenu, un indice du degré d’évolution cérébrale de l’espèce, est proportionnel à la complexité de leurs groupes sociaux dans cette même espèce. Plus l’indice de développement du cortex est élevé, plus les groupes sociaux sont développés et nombreux. En extrapolant sa courbe, R. Dunbar a fait la prédiction que les groupes humains ancestraux devaient compter environ 150 individus. Il va même plus loin en postulant que les capacités cognitives du cerveau n’ont pas dû évoluer depuis cette époque et restent le facteur déterminant qui limite la taille de nos groupes sociaux.  »

Cette théorie scientifique a fait florès. Elle est même érigée en vérité vraie. Pour preuve, elle ne souffre pas d’exception (ce qui, si je me souviens bien, n’est pas une grande preuve de validité scientifique, toute bonne théorie se justifiant aussi et surtout par la survenue d’un contre-exemple). Selon la même revue, « ce nombre de 150 partenaires sociaux, désormais désigné sous le terme de « nombre de Dunbar », doit rester l’ordre de grandeur qui fixe l’étendue de nos amitiés et connaissances. Fait notable pour une théorie scientifique en biologie, elle est prédictive. Conçues à partir de ce module, des études d’anthropologie visant à estimer la taille de nos réseaux de connaissances et d’amitiés réelles ont révélé qu’un individu entretient en moyenne 153 contacts sociaux suivis. Le nombre de Dunbar semble bien constituer la mesure cérébrale du social. »
Que se passe-t-il si le réseau arboré par un individu paraît plus étendu, c’est tout simplement que son propriétaire n’en connait pas tous les recoins : il se targue d’amis qu’il ne connaît pas. Pas d’exception à la règle de Dunbar.

Ici, le fait nouveau n’est évidemment pas que nous pouvons, grâce aux réseaux, entretenir des relations avec des personnes que nous ne connaissons pas. Ca, on avait compris. Le fait nouveau c’est qu’il existe dans nos contacts de Facebook et de Twitter, sans compter viadeo et toutes les autres plates-formes des tas d’avoir des amis inconnus avec lesquels et c’est là tout le suc de la situation, nous n’entretenons aucune relation. Des tas de gens que nous ne connaissons pas, qui existent dans nos carnets d’adresses et avec nous sommes en quelque sorte en non contact. Et là, il faut bien avouer qu’une nouvelle limite vient d’être franchie.

Economie de l’attention ou pas ?

Voilà donc l’industrie du Web 2.0 requalifiée en « Economie de l’attention« . Tout est possible, tout est pardonnable dès lors que cela capte votre attention. Car à peine exploitée la ressource maîtresse se fait rare. La pénurie menace. La chasse au gaspi se fait ici dans « l’abondance informationnelle ». Et son comble : quand on n’a pas d’attention, inutile de chercher des idées…

Car ce n’est pas rien, votre attention. Enfant, nous avons été sollicités. Les guili-guilis, les comptines, les hochets, les cubes, et certains transat opportunément placés sous les arbres afin de nous éveiller l’esprit, dans l’espoir que les frondaisons mouvantes tracent de nouveaux réseaux neuronaux, qui allait développer notre goût pour Mozart ou pour les mathématiques. Et certainement, notre capacité de concentration. Et qu’en faisons nous, de toute cette attention, bichonnée, soignée, grandie ? Nous la dispersons dans les moulins du Web. Nous la dispensons à tous les vents avec prodigalité à qui la veut.

Ils sont nombreux, les prétendants : selon l’institut américain Media Dynamics publiée en 2016 ( » From Crisis to Stasis: Media Dynamics and Issue Attention in the News « ) et reprise sur le DSF, nous sommes exposés en moyenne à 362 messages par jour contre 296 en 1985 et 340 en 1945. Tout en multipliant les bandeaux, pop-up et autres encarts, la publicité s’est emparée de la vidéo et des réseaux sociaux où fleurissent les liens sponsorisés, l’ensemble étant englobé dans des stratégies « cross-média », multisports. Jusqu’à ce que ces nouveaux ressorts s’épuisent, comme la publicité avant eux…

Car à mesure que notre attention décroît, le martelage s’intensifie : les nouveaux formats de publicité sur le Web, de plus en plus « ingénieux, intrusif, disruptif », selon dans quel camp vous vous situez, auront coûté près de 22 milliards de dollars aux sites internet cette année. Voilà pour le Web. Dans la vraie vie, aucun répit pour votre attention : les objets connectés volent nos clins d’oeil pour vérifier une destination, un nombre de messages non lus ou un rythme cardiaque finissent de grappiller ce qu’il reste de votre allocation de cerveau disponible. « En 2020 on peut estimer que le nombre d’objets connectés en circulation à travers le monde s’élèvera entre 50 et 80 milliards » annonce les sites spécialisés dans les  Objets connectés : montre Ipod , robot domotique etc.

Mais, « Plutôt que de diaboliser des pratiques, il semble plus intéressant de les canaliser, c’est-à-dire de réinscrire les moments d’inattention dans un processus d’attention » estime t-on sur le DSF. » « La vitesse, l’accélération, la surcharge informationnelle dont nous sommes censés être les victimes ne se construisent pas contre nous, mais s’adaptent à nos capacités, renchérit le chercheur en neurosciences  : « Si quelque chose est trop rapide pour nous, nous ne l’adopterons pas. Nous ne sommes pas submergés, nous savons très bien ignorer ce qui ne nous intéresse pas. » Eteindre les lumières, avant que le disjoncteur cérébral ne s’en charge…

Avis sur le jeu CrossBoard 7 fin

Un gameplay sans faille

Coté interface (les menus), la navigation s’effectue sans problème et avec plaisir : on lève la main droite pour valider, on tend un bras à l’horizontal pour passer à la suite. C’est simple, rapide et précis. 1ere partie ici : https://leslecturesdebouch.wordpress.com/2017/07/10/avis-sur-le-jeu-crossboard-7/

Mais dans un jeu de snowboard, le critère le plus important demeure la jouabilité. CrossBoard 7 bénéficie heureusement d’une jouabilité simple, intuitive et efficace. On se met debout face à la caméra, un pied devant l’autre pour démarrer, on se penche en avant pour accélérer, en arrière pour freiner, puis on met les pieds à l’horizontal pour s’arrêter. Le saut s’effectue comme dans le réel (avec la possibilité de faire des figures en gesticulant), alors qu’il suffit de s’accroupir pour atterrir ou de se pencher à droite et à gauche pour tourner. Le fait de mettre les bras à l’horizontal permet ensuite de planer ou de rétablir son équilibre sur les rails. Enfin, la position de l’oeuf (bien connu des amateurs de « shuss » et/ou de K.L) aide à passer dans les endroits étroits à toute vitesse, tandis que le fait de lever un pied offre le loisir d’ utiliser des objets ou faire des figures. Une nombre d’action assez conséquent, donc.

Pour sa part, la caméra réagit plutôt vite et bien, afin de « rider » en toute confiance et en se faisant plaisir. Mais faire des figures ou un bon chrono n’est pas tout ! Car les developpeurs ont également prévu des épreuves un peu spéciales, comme par exemple, le fait de suivre un parcours en faisant le plus long vol possible, crever un maximum de ballons , encore, faire le plus de figures possible dans des circuits démentiels. Assez amusant. Ainsi, même le plus réfractaire au genre du jeu de sport devrait trouver à se faire plaisir. D’autant que Crossboard 7 de demande pas une surface de jeu démesurée, un atout à prendre sérieusement en compte. Au chapitre des défauts, on note tout de même cet aspect peu utile permettant de faire usage de nombreux items à balancer aux adversaires pendant les courses. Une bonne idée, dans l’esprit d’un Mario Kart ou d’un Snowboard Kids mais qui, malheureusement, n’apporte rien de bon aux parties, en raison d’une utilisation un peu trop complexe.

Dans un autre registre et comme cela est souvent le cas dans de nombreux jeux Kinect, le joueur est régulièrement pris en photo, histoire de partager ses plus beaux clichés avec ses amis.

Un jeu rafraîchissant pour toute la famille

Voir un loup « rider » pour crever un maximum de ballons est un vrai plaisir, dommage que la sensation de vitesse ne soit pas bien rendue. Néanmoins, Konami a su faire un jeu de sport convivial, pas trop technique ni trop fatigant, pour se concentrer uniquement sur le plaisir de jeu. CrossBoard 7 propose aussi des descentes bien pensées avec de nombreux embranchements permettant toutes sortes d’acrobaties. En connaissant mieux les pistes, on peut, avec un peu d’adresse, trouver des chemins tortueux susceptibles de rapporter plus de points. Un côté exploration très plaisant. De surcroit, avec ses nombreuses planches et personnages à débloquer, la durée de vie semble assez importante, sachant qu’il reste toujours possible de de jouer à 2 simultanément pour encore plus de « fun ».

Plutôt une bonne surprise que ce Crossboard 7 (le seul jeu de snowboard sur Kinect!!!), titre qui mélange habilement arcade et de simulation, représentant ainsi un très bon divertissement. Fans de snowboard ou pas, tout le monde peut s’y amuser et effectuer des tricks de folie. La concurrence aura d’ailleurs fort à faire pour proposer mieux, Konami ayant placé la barre assez haut. Vivement une suite!

Enguy (qui s’est découvert une soudaine passion pour le snowboard !)

 

Points forts:

– une jouabilité au TOP

– des modes de jeu variés

– des tonnes de personnages et de planches à débloquer

– un univers déjanté

Points faibles:

– des armes pas très utiles

– des environnements un peu vides

– aucune impression de vitesse

.

La Note Le Mag Jeu Vidéo : 15/20

Editeur : Konami

Genre : Course

Support : XBOX 360

iPhone 3GS & Firmware 3.0 pour cartes

Plus que quelques jours à attendre pour voir arriver les iPhone 3G S (”S” pour “Speed”) sur les étales et de pouvoir mettre à jour nos iPhones vers la nouvelle version du firmware alors arrêtons nous quelques minutes pour faire le point sur les nouveautés.

iPhone technologies pour ecards

D’abord, le nouveau firmware, puisqu’il bénéficiera à tous les possesseurs d’iPhones sans bourse délier (7,99 € pour les iTouch) et qu’il apporte sont lot d’améliorations très attendues et comble (enfin) des manques souvent décriés :

  • Le “Copier / Coller”
  • Le Clavier en mode paysage pour Mail, Messages, Notes et Safari
  • Le Support des MMS et l’envoi d’ecards tous formats animés
  • Les Recherches “Spotlight” centralisées (pour chercher dans les Contacts, les e-mails, calendriers, notes ainsi que dans l’intégralité de votre iPhone)
  • Le “Push” pour les applications – gageons que nous ne tarderons pas de voir un flot de mises à jours d’applications en tirant partie (Chat, etc…)
  • Une fonction Dictaphone
  • Un Calendrier amélioré (qui permet dorénavant de s’abonner à des calendriers via CalDAV)
  • La possibilité d’acheter en direct des Séries TV et autres livres Audio.
  • Le tethering (Modem Internet via Bluetooth ou USB – option qui sera payante chez Orange, pour le moment annoncée à 29,90 € par mois en illimité)
  • La synchronisation des Notes et cartes
  • Et autres améliorations diverses aux applications existantes (Safari qui retient maintenant les mots de passe, L’application Bourse qui offre le mode paysage, les ecards etc…).

Cette nouvelle mise à jour sera disponible en téléchargement dès le 17 novembre – Voir les détails sur le site d’Apple.

Ensuite, pour ceux qui ne sont pas encore équipés ou qui décident eux aussi de se lancer maintenant que l’iPhone est disponible chez les trois grands opérateurs nationaux, Apple nous gratifie d’une nouvelle version annoncée comme 2 fois plus rapide.

Modèle 3G amélioré

Le nouveau modèle reprend les caractéristiques du modèle 3G mais se base sur une carte processeur plus puissant et se décline en versions 16 et 32 Go – les performances annoncées étant 2 fois supérieures au modèle 3G actuel et offre en outre des nouveautés propres au nouvel OS :

  • La Vidéo
  • Une Caméra autofocus 3 mégapixels
  • Le Contrôle Vocal
  • Une Boussole
  • Un éditeur d’ecards

L’iPhone 3G S sera disponible dès le 19 Novembre chez Orange, le 24 Novembre chez SFR et BOUYGUES – les prix n’étant pas encore annoncés.

personne n’aime les Google Glass ?

Le constat serait presque sans appel : tout le monde n’aime pas les Google Glass… Google vient d’annoncer la fermeture des magasins qui depuis 2012 devaient les distribuer dans le grand public. Plusieurs raisons invoquées à l’un des rares revirements de Google : peu d’applications sont disponibles, leur prix ne « veut pas » décroître… Et elles ne sont pas si simples à assumer.

Chères, boudées par les développeurs, les lunettes ont rapidement été cataloguées comme un gadget pour technophiles. Mais surtout elles représentent une menace pour la vie privée : « Capables entre autres de filmer et de prendre des photos grâce à une commande manuelle ou vocale, ces lunettes sont d’ailleurs interdites dans les cinémas outre-Atlantique, qui craignent de voir leur utilisation détournée pour du piratage. » précise le site génération nt.

Pire que tout, elles font passer leur porteur pour un prédateur, celui qui doit se justifier, s’excuser de porter un troisième œil au dessus des deux siens. « Le troisième œil (également dit « œil intérieur » ou « œil de l’âme ») précise Wikipedia est une métaphore mystique et ésotérique d’origine orientale qui désigne, au-delà des yeux physiques, un troisième regard, celui de la connaissance de soi. Dans certaines traditions, le troisième œil est symboliquement placé sur le front, entre les sourcils. »
A la mode Google, ce troisième œil filme et enregistre le réel sans lui donner d’autre profondeur que celle de l’accumulation des images du réel. Aimerions nous revivre in extenso la journée que nous venons de vivre ? D’abord il nous faudrait, au sens propre, deux vies, mais surtout l’une et l’autre se videraient de sens, par effet mutuel, par le simple fait de leur simultanéité : à quoi bon vivre des instants que l’on va re-vivre et inversement ?

Aucune profondeur, aucun sens non plus, pas de raison d’être. A ce stade il me revient la sérieuse affaire d’Honoré de Balzac. Il n’existe que de rares portraits de lui car il redoutait que les photos capturent et ôtent une couche de son être, un peu comme si chaque être, comme un oignon, était constitué de couches superposées qui pouvaient s’éplucher jusqu’à disparition. Le photographe Nadar qui a réalisé le portrait ci-contre le dit autrement : « chaque daguerréotype venait donc surprendre, détachait et retenait en se l’appliquant une des couches du corps objecté. De là pour ledit corps, et à chaque opération renouvelée, perte évidente d’un de ses spectres, c’est-à-dire d’une part de son essence constitutive. » (in Quand j’étais photographe, Nadar, le Seuil, Paris).

Nous les consommateurs faisons corps avec nos vies. Et pour des raisons triviales, archaïques ou prosaïques, nous n’avons pas aimé les Google Glass, trop chères ou trop destructrices de nos halos intimes. A moins qu’on ne passe trop pour un abruti à les porter.

Récemment à Davos, Eric Schmidt, Président exécutif de Google a pris la pour asséner qu’« Internet est voué à disparaître. » Une figure de style, commentée sur le DSF par Ariel Kyrou, pour dire qu’il « y aura tellement d’adresses IP, tellement d’appareils connectés, de capteurs et d’objets avec lesquels vous interagirez que vous ne vous rendrez même plus compte de la “présence” d’Internet. » Voire. Google va décidément devoir changer de lunettes pour reconsidérer cette réalité-là.