Skype en pleine hype

Le célèbre service de messagerie instantanée Windows Live Messenger a pris fin comme prévu le 8 avril dernier. Microsoft encourage donc plus que jamais ses nombreux utilisateurs à migrer vers Skype, acquis  par la firme.

Même si Windows Live Messenger disparaît, les comptes associés restent actif. Il est possible de se connecter à Skype avec son login Windows Live Messenger afin d’accéder à sa liste de contacts, et de la fusionner avec ses contacts Skype.

Ce logiciel représente à lui seul 2 milliards de minutes de communications journalières, soit l’équivalent de 33 millions d’heures (ou 225 000 voyages de la Terre à la Lune !) de tout type de communications (vidéo, téléphone, messagerie instantanée). Skype permet de garder contact avec vos contacts dans le monde entier, afin de partager votre quotidien.

Pratique, gratuit et complet, Skype est un logiciel gratuit appartenant à Microsoft, qui permet de passer des appels téléphoniques via Internet, de faire des visioconférences ou encore de converser par messagerie instantanée. Les appels d’utilisateur à utilisateur sont gratuits, tandis que ceux vers les lignes téléphoniques fixes et les téléphones mobiles sont payant

Très facile d’installation, Skype est disponible directement depuis le site officiel. Peu de matériel s’avère nécessaire à son fonctionnement : le minimum est de posséder un ordinateur ou un appareil mobile équipé d’un micro et de haut-parleurs, ainsi qu’une webcam pour que vos interlocuteurs puissent vous voir (facultatif).

Skype est multi plate-forme compatible avec beaucoup de supports différents : Mac, Windows, Linux, iOS, Android, Windows Phone, Playstation Vita… Et même sur certains téléviseurs et téléphones fixes compatibles.

Nintendo lance sa Wii Mini

Fin 2019, afin de réduire ses coûts de fabrication, Nintendo lance une variante de sa Wii classique, et fait disparaître tout ce qui assurait la compatibilité avec la GameCube, soit quatre ports pour manettes et de deux emplacements pour des cartes mémoires au format utilisés pour l’ancienne console de la marque.

Pour sa part, la Wii Mini reprend les mêmes caractéristiques que le modèle précédent mais avec des limitations supplémentaires. La connectivité Wi-Fi n’est donc plus disponible, par conséquent toutes les fonctionnalités en ligne de la Wii ne seront plus accessibles. Les modes de jeux multijoueurs en réseau, mais aussi les mises à jour de la console wii seront donc indisponibles. Le lecteur de cartes SD est lui aussi absent et la Wii Mini ne dispose plus que d’un port USB, contre deux pour les versions précédentes. La Wii Mini reste cependant compatible avec l’ensemble des jeux Wii (comme le jeu fifa 20 avec une exclusivité sur l’achat de crédits fifa auprès de revendeurs de confiance; mais aussi les jeux Just Dance, Zelda, Wii Sports), ainsi que les manettes et tous les autres accessoires.

Côté design, la Wii Mini ne partage pas les traits des modèles précédents. Entièrement revêtue de plastique mat, la nouvelle console de Nintendo est rouge avec capot supérieur noir. Elle utilise un lecteur de disque optique avec capot, contrairement au lecteur mange-disque utilisé pour les anciens modèles. Les boutons Power et Eject sont également situés sur la surface haute de la Wii Mini, et tous les ports de connexion sont situés à l’arrière.

Annoncée à 99,99 € en France, la Wii Mini devient inévitablement la console de salon la moins chère du marché. Pour ce tarif, elle sera livrée avec une télécommande Wii Plus, un Nunchuk, le capteur de mouvements, le bloc d’alimentation, un câble AV et un adaptateur péritel.

La Wii Mini est déjà disponible dans nos rayons !

lecture sociologie : L’invention de Paris d’Éric Hazan

L’invention de Paris d’Éric Hazan date d’octobre 2002. Cet essai de sociologie nous avait échappé. Un ami me l’a signalé. Je l’ai demandé. Je l’ai reçu. Je tiens à en remercier les éditions du Seuil. C’est un grand livre. De ceux dont la richesse enchante le lecteur et désespère le critique, qui ne peut qu’en donner le signalement parce que l’inventaire n’en finirait pas. Et encore faut-il prévenir le lecteur qu’il n’y trouvera son compte que s’il aime Paris d’un amour passionné et accepte d’en suivre la lente lecture en se déplaçant sur un plan — ou sur le terrain, mais il y faudrait une vie.

            De quoi s’agit-il ? Le titre, qui a son sens, ne le dit pas explicitement. Il s’agit, pour la première partie, intitulée Chemins de ronde et qui occupe les deux tiers du livre (280 pages), d’une exploration de l’espace urbain de Paris à partir de la notion psychogéographique de limite : à la manière d’un Jean Izoulet et son essai la cité moderne, metaphysique de la sociologie .  Le constat est que la diversité du tissu urbain procède de la succession centrifuge des six enceintes successives de la ville, de la muraille de Philippe-Auguste au boulevard périphérique. Comment s’est fait le remplissage des territoires annexés, et qu’en résulte-t-il ? Voilà tout le sujet de cette exploration qui part des quartiers de l’Ancien Paris, s’étend aux faubourgs du Nouveau Paris, et finit par les villages, en séparant à chaque fois rive droite et rive gauche. Ce qui guide l’auteur, dans un croisement constant entre le passé et le présent, c’est d’abord son extraordinaire connaissance personnelle de la ville, jusque dans ses recoins les plus intimes, c’est ensuite une documentation historique confondante, puisée chez ses devanciers (de Sébastien Mercier à l’essayiste allemand Walter Benjamin, « incomparable piéton de Paris », en passant par vingt autres, dont Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses… : pas de bibliographie, il faut la faire soi-même à partir des notes en bas de page), c’est enfin l’inestimable apport des œuvres littéraires (il faudrait citer des auteurs par dizaines, Balzac et Hugo au premier rang, mais curieusement très peu Flaubert — et pourtant le Paris de L’Éducation sentimentale !) dont les textes font une anthologie de premier choix. Cette fusion des sources, vécues et livresques, selon un mode très personnel, qui ne manque pas de stigmatiser tous ceux qui ont attenté, hier et aujourd’hui, aux beautés de Paris, aboutit à une révélation de Paris à laquelle je ne connais pas d’équivalent. Pour le montrer, il faudrait entrer dans un jeu d’exemples et de citations qui n’est pas possible ici.

            Le livre ainsi obtenu se suffit à soi-même. Suivent pourtant deux autres parties. Paris rouge est l’esquisse d’une histoire insurrectionnelle de la capitale autour du thème de la barricade, quasi nulle dans son efficacité défensive, mais puissante dans sa mise en scène théâtrale de la révolution. L’auteur vibre au récit sacralisé des soulèvements populaires, dans une mystique anarcho-gauchiste soutenue par la conviction que le jour reviendra où les pavés magiques (Baudelaire) ranimeront « la force de rupture de Paris ». À chacun ses goûts et ses rêves.

L’autre partie est consacrée aux flâneurs de Paris (Rousseau, Restif, Nerval, Balzac, Baudelaire) et aux « belles images », qu’elles viennent des photographes ou des peintres. La qualité reste la même, mais de l’essai compact et exhaustif on passe à l’évocation rapide, éléments pour d’autres livres, dignes du premier, mais qui gagneraient à être illustrés.

L’invention de Paris d’Éric Hazan , Seuil, 464 p., 23 €             

Google : 1 milliard de dollars pour être Numéro 1 sur iOS

Google est le moteur de recherche par défaut de Firefox mais aussi sur iOS. En 2009, Google déboursait 82 millions de dollars pour cette place privilégiée chez Apple. En 2012, la note est passée à 701 millions de dollars. Elle devrait atteindre 877 millions de dollars cette année avant de franchir le cap du milliard en 2014 !

Etre le numéro un des moteurs de recherche sur iOS coûte cher et coûtera de plus en plus cher ! Si l’évolution des montants a de quoi donner le vertige, il faut aussi savoir que les ventes d’iPad et d’iPhone n’ont cessé d’augmenter avec une croissance à deux chiffres. De son côté Google reverse à Apple une part importante (~75%) des revenus publicitaires engendrés par ces machines. Plus Apple vend d’iPad et d’iPhone, plus Google gagne de l’argent et plus il en reverse à Apple. Par ailleurs, Morgan Stanley estime également que les montants payés par Google à la fondation Mozilla pour être le moteur de recherche par défaut sont passés de 103 millions de dollars en 2010 à 200 millions en 2012, et devraient atteindre 300 millions cette année…

Même si Google reverse d’énormes sommes pour être le leader des moteurs de recherches et qu’elles deviendront de plus en plus conséquentes, le géant n’en souffre pas ! Bien au contraire même : ses revenus augmentent dans la foulée…

Lecture d’été : American Gods de Neil Gaiman

J’ai été enthousiasmée par Neverwhere, je m’attendais donc à un grand moment de lecture avec American Gods.

Et c’est à la fois vrai et faux !

L’histoire est très originale, très complexe et on y sent un grand sens du détail. L’auteur a clairement fait beaucoup de recherches et les références aux différentes divinités sont très amusantes (surtout avec le décalage contemporain). Comme le héros, on navigue de dieu en dieu, un peu bousculé, en mettant un moment à l’identifier. On ne sait pas trop où on va mais on sent qu’on touche quelque chose d’énorme et d’incroyable.

Mais le problème, c’est que cette complexité nuit à la lisibilité de l’ouvrage qui finit par devenir tellement « tarabiscoté » que l’on s’y perd un peu. Et il est clair qu’il vaut mieux avoir un dictionnaire des mythologies près de soi car c’est loin d’être toujours évident !

Un livre qui vaut la peine d’être lu mais qui se « mérite » !

Lecture d’été : Malhorne, Tome 1, de Jérôme Camut

Ce polar se lit d’une traite.

L’auteur n’a pas 30 ans, c’est son 1er livre mais ce qu’on peut dire c’est qu’elle est déjà diablement efficace !

Nous rencontrons l’héroïne, Emma, à son réveil. Elle a subi une très violente agression et est amnésique. Petit à petit, le lecteur participe à son retour à la vie ainsi qu’à la réapparition progressive de ses souvenirs. Cette « implication » du lecteur donne une grande force à l’intrigue.

Les images sont violentes, glauques, certaines scènes sont très dures.

J’avoue que par moments je me sus sentie très oppressée. D’autant que le sujet abordé avait une résonance particulière en moi qui suis enceinte.

En un mot, un très bon polar, qui se dévore et dont la fin est suffisamment originale pour qu’on puisse dire qu’on a passé un très bon moment !

 

Un dernier verre avant la guerre de D LEHANE

Tout comme dans Mystic River, ce qui tient ici en haleine, ce n’est pas l’ »affaire » elle-même, somme toute classique quand on regarde de temps à autre New York Unité Spéciale, ou Cold Case. Nous, ce qui nous retient ce sont ses personnages, ces écorchés vifs. Kenzie qui a vu des couleurs vraiment pas drôles et ne s’en remet pas et Angie, la femme que nous sommes toutes un peu à l’intérieur. Bubba enfin, le gros nounours mercenaire ! Chacun des personnages porte une blessure, certaines ne seront qu’évoquées, d’autres explorées et exposées, nous heurtant de plein fouet. On peut supposer que les personnages, faisant l’objet d’une série dont cet opus est le premier, seront par la suite davantage fouillés, nous devenant familiers. Boston aussi, la ville, apparaît encore une fois comme un personnage à part entière. Là où LEHANE traitait la rupture sociale dans Mystic River, il traite de la rupture raciale et du mépris des politiques pour la cause populaire. Il explore avec une grande finesse les rapports entre blancs et noirs, entre parvenus et galériens : on en vient à interroger son propre rapport à l’autre, à celui qui ne nous ressemble pas.

Finalement, encore une fois, chacun s’y retrouve : un peu d’amour (attention, ce n’est pas du D STEEL, hein !), un peu de politique, de la noirceur et surtout de l’humain, intensément. Ce roman est le premier de D LEHANE, salué par l’attribution du Shamus Award. Et l’on peut d’autant plus la saluer que les suivants ont tenu les promesses de l’auteur !

Les avis convergent sur ce roman, tant sur le style diablement efficace que sur le contenu, densifié par les personnages de LEHANE, avec de légers bémols