Lecture de Beach Music de Pat CONROY

Chacun d’entre nous se détermine tout au long de sa vie, par le lieu où il naît, par les parents qui sont les siens, par les amis qu’il se choisit, mais aussi par le destin qui lui incombe. Le destin n’est pas un chemin tout tracé, il est plutôt une série d’incidents de coïncidences avec lesquelles il faut composer, le destin, c’est l’Histoire mais à échelle individuelle. Jack a été intimement déterminé, façonné par la ville dans laquelle il a grandi, au cœur de la nature, au bord de l’Océan Atlantique. Par ceux qui l’ont entouré : ses parents, envahissants et souvent embarrassants, ses frères, quatre grands gaillards américains, difficiles à dissimuler au monde, et surtout par ses amis, ceux qu’il a toujours connus, depuis les premières années d’école, dans le chêne grimpant près de la fenêtre de sa chambre, et celui qui croisera sa route adolescent pour changer sa vie pour toujours. Ce roman fleuve raconte comment Jack parvient à se réconcilier avec son passé riche, mais lourd !

La prose de P CONROY ne fait pas de détours, elle s’emballe plutôt, et pendant plus de huit cent pages, emporte le lecteur avec elle. On en arrive à se demander comment suivre ce dédale de personnages et de vies croisées mais on n’a pas à se poser la question, l’auteur y a réfléchi bien avant nous et s’assure que le fil ne se rompe jamais.

La question des origines, celle de la construction et des relations que nous entretenons avec les nôtres sont autant de thèmes traitées avec justesse, sans longueur et avec un certain franc parler. Toutes les passions sont exacerbées dans la vie de Jack et des siens, on n’aime ni ne hait à moitié.

J’ai adoré ce roman, même si j’ai mis longtemps à le lire, je ne m’y suis jamais ennuyée, à suivre les péripéties de Jack et ses amis et écouter les anciens de Waterford raconter leur jeunesse dans ce pays tout neuf de l’Amérique d’après guerre. Certains thèmes ont peut-être un peu vieilli, remplacés par d’autres démons, mais on passe un moment agréable, passant du rire aux larmes en tenant la petite Léah par la main !

Un roman qui commence avec le goût de la Dolce Vita et finit par flamboyer de la flore et de faune de Caroline du Sud, avec beaucoup d’amour en bonus

 

 

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